Aujourd'hui je n'ai pas le courage de vous écrire les humiliations nombreuses que j'ai subies
je vois le psy à 17h.
j'ai fini aux urgences il y à 15 jours , tout ces horribles souvenirs m'empêchent de dormir , me font pleurer toute la journée , je suis incapable de franchir le seuil du portail du collège.
et pourtant j'ai demenagée , je vis maintenant à vichy et je vais au collège de vichy. là bas , ils sont tous super mais ça n'a malheureusement pas empêché que je retombe dans une énorme dépression.
je vais trés mal , ça fait 3 semaines aujourd'hui que je ne vais plus au collège...mais vous savez quoi le pire ? c'est que l'on m'a pas fait de certificat d'arrêt d'étude. Le médecin a trouvé le truc : me gaver aux anxiolytiques pour que je puisse aller au collège et que je prenne sur moi.
mais voilà ça fait 1 ans et demi que je prends sur moi , j'ai pris sur moi pour beaucoup de choses donc là je n'en peux plus.
je n'arrive plus à franchir la porte du collège, c'est ainsi , que puis-je y faire ? RIEN.
en attendant je perds des cours qui sont importants ! il serait plus simple que je prenne des cours par correspondance.
mais bon je n'ai pas le choix , de toute façon je suis bloquée , je n'arrive plus à franchir ce maudit portail.
Une fois au collège j'étouffe , je tremble , j'ai chaud et froid , la tête qui tourne , mal au ventre , envie de vomir et je pleure sans cesse.
je me mutile de plus en plus violemment et j'ai des envies suicidaires. Je tiens grâce à ma famille qui est trés présente durant ces épreuves.
je les remercie de tout mon coeur , un grand merci à Jennifer qui chaque jour m'appelle ou me laisse un message sur msn pour me booster.
Maintenant je sais que ma vie à changée. j'ai d'ailleurs appris que maintenant ils sont dans un lycée professionnel ! alors que moi , je suis en 3éme et en pleine dépression.
mes ressentis sur ce qui se passé :
durant un an j'ai pris des "coups" , des insultes et des crachas. Ils m'ont mis dans la tête que rien de ne les arrêteraient.
j'avais peur alors je n'arrivais plus à parler. j'ai lancé pleins de sos que seul mon professeur principal à su entendre et ma famille , puis ensuite le cpe.
si j'avais su je serais bien loin mais j'ai essayée de m'éloigner mais ça devenait un enfer , ils étaient dans ma tête. maintenant , je vis à 60 km du lieu des "atrocités" mais la douleur est toujours là et toujours aussi forte.
je leurs en veux mais j'en veux à la justice. Ma plainte n'était pas recevable...
chaque jour , j'avais peur qu'ils me tuent. je me retrouvais totalement perdue.
j'avais mal physiquement mais à l'intérieur aussi.
La justice a oubliée que je n'étais qu'une ado qui souffrait de discriminations et que le collège à laissé faire. Vu que le collège laissé faire , il était tout aussi coupable que mes bourreaux.
j'avais 15 à l'époque.
j'étais comme tout le monde , une ado ! j'avais les mêmes droits que tout les autres ados , je suis HUMAINE.
alors pourquoi tout le monde l'a oublié ?
j'ai commencée ma dépression au mois de décembre voici les symptômes :
- je pleurais sans cesse
- cheveux qui tombe , ce qui s'appelle faire une pelade. c'est extrêmement humiliant !
- je tremblais sans cesse , j'avais toujours froid.
- je dormais mal
- je ne savais jamais ce que je voulais
- j'étais parfois grognon.
ensuite au mois de juillet je me suis "relevée" enfin du moins je le croyais , là sans mis en garde tout mes souvenirs me reviennent alors que je croyais avoir la tête vide de tout ça et évidemment je retombe dans la dépression. je n'étais pas suivie régulièrement parce que mon psy ne m'avait pas crue alors je ne voulais plus y aller.
je me suis dit :" je vais prendre sur moi et je vais m'en sortir"
seulement madame la dépression en avait décidée autrement , je n'en voyait pas la fin puis j'ai demenagée , là ça commençait à aller mieux , je m'en étais presque tirée puis j'ai commencé à avoir la phobie scolaire et j'ai là encore pris sur moi. jusqu'au lundi , il y a 3 semaines !
là ,j'ai craquée et je suis tombée , comme jamais je ne suis tombée aussi bas.
Ma dépression je la vois comme une seconde humiliation.
c'est vraiment trop dur mais j'essaye de m'en tirer afin de pouvoir un jour avoir une famille , un bon boulot , bref un avenir.
mais avant tout , j'aimerais que l'éducation national comprennent mon message et coute que coute j'y arriverais.
je ferais passer mon message et mon histoire.
voilà , je suis désolée pour les fautes de français.
bisous
ne vous laissez jamais faire et sachez dire non et vous défendre par la justice jamais par les coups sauf si votre vie en dépend ! ça sert à rien de se salir les mains !! lool
Aurélie